... Je suis quand même assez fière de ma première robe japonaise !
Parce que bon, après plusieurs mois de finassage avec moi-même (t’es sûûûûre que tu peux ? Bon, c’est quand même écrit en japonais, là… Et tous ces petits chiffres, ça veut dire un truc ? Et puis, la couture, tu maîtrises encore pas trop, ni le japonais, d’ailleurs…), j’ai finalement pris le problème à bras de Clélia et je m’y suis collée une bonne fois pour toutes ! Faut dire qu’à force de traîner par ICI, je finissais pas mourir de jalousie, moi !
Alors, voilà, je peux maintenant crâner en toute liberté avec ma petite robe aubergine :

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(oui, bon, je vous l’accorde, on voit pas trop l’auberginetude mais vous pouvez me croire sur parole)

Qu’est-ce que j’ai donc appris de cette expérience de folaïe ?

#1 Le japonais, c’est super intuitif comme langue. Bon, ok, surtout parce que y a plein de petits dessins hyper clairs sur les livres... Et finalement, à choisir entre ça et les patrons burda qui sont, certes, traduits, mais tellement mal que finalement, tu préfères faire sans, je crois que j’opte pour la V.J. non sous-titrée. Surtout que bizarrement, je trouve les modèles japonais un peu plus... Comment dire ? Fashion ? Jeune ? Pepsy ? Funky ? Tout plein d'adjectifs positifs, quoi...

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#2 Les petits chiffres SERVENT à quelque chose. Ils indiquent la distance à laquelle il faut couper. Une certaine fille que je connais (moi, par exemple) l’a appris à ses dépens en s’apercevant qu’elle n’avait pas laissé assez de longueur pour le revers des manches et qu’elle a dû les refaire. Yay me !

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#3 Bâtir, c’est long. Et pénible. Et après, faut retirer tous les petits fils. Mais bon, j’arrive pas à faire sans, j’ai trop les boules de me planter sinon.

#4 Décalquer, c’est long. Et pénible. Déjà, ça me saoule la phase « marquage de tissus », mais là, en plus, avant, faut reporter le patron sur du calque. Argh. Mais j’ai triomphé de mon impatience et je le regrette pas, surtout que je vais la refaire une bonne vingtaine de fois, histoire de rentabiliser le décalcage, hinhinhin !

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#5 Les robes japonaises, faut les raccourcir. Parce qu'elles sont souvent au dessous du genoux et ça fait un peu bof-bof du coup, pour nous, les européennes, qui n'avons pas forcément le même type de silhouette. J'ai pas pris de photos, mais mon premier essai d'ourlet était euh... un peu spécial. Ouais, on va dire ça comme ça.

#6 C’est cool d’être persistante dans ses choix de couleurs parce que là, elle s’assortit trop bien à mon col et mon petit bracelet. La classe, nan ?

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Tissu aubergine de chez Toto Tissus, tissu à pois rouge et blanc vintage (pour de vrai ! Je l’ai hérité de ma Mamie !), Boutons de chez Reine (Ils font comme des petits bonbons et y a marqué « Only for girl » dessus… Ca tombe bien parce que j’en suis trop une, de girl !) Et la robe est tirée de ce livre là :

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(le 137, pour les JCA, Robe #13)